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28/04/2008

Ecouter des livres

f6c4c38578e767d63bbbb711e4e8b5f0.jpgLes livres audio existent depuis longtemps en France et en Belgique, mais ils étaient souvent destinés aux enfants ou aux personnes souffrant d’une incapacité à lire. Désormais, les initiatives de développement du livre audio pour adultes se multiplient; tels “Ecoutez lire” qui compte déjà une soixantaine de titres pour les éditions Gallimard et “Audiolib”, pour les éditions Hachette, Albin Michel et France Loisirs, dirigé par Valérie Lévy-Soussan. Lancé le 13 février avec douze titres grand public, “Audiolib” étoffe peu à peu son catalogue : Milena Agus, Jean-Christophe Grangé, Marc Levy, Amélie Nothomb, Douglas Kennedy, David Servan-Schreiber… Sa particularité ? Proposer des titres de livres récents en version intégrale grâce aux C.D. mp3 qui peuvent contenir plus d’une dizaine d’heures d’enregistrement, et créer une véritable place pour les livres audio au sein des librairies, pas seulement au rayon multimédia.
Valérie Lévy-Soussan, comment tout a commencé ?
En Allemagne et en Angleterre, le marché du livre à écouter progressait très vite mais en Belgique et en France, l’offre restait très limitée même s’ils existaient depuis longtemps. Cette nouvelle tendance est favorisée par les lecteurs mp3.
“Audiolib” s’adresse-t-il à tout type de public ?
Oui, pour tous les âges. Ce n’est pas seulement pour les personnes âgées ou celles qui ont des problèmes de vue, mais pour des gens qui ont envie d’écouter une histoire chez eux ou en voyage, en voiture.
Pourquoi ressemblent-ils aux livres et combien ça coûte ?
La ressemblance, c’est pour associer immédiatement le livre audio au livre papier. L’idéal, c’est qu’ils soient côte à côte dans la librairie. Ils sont au même prix, parfois le livre audio coûte un ou deux euros de plus mais pas plus !
Comment choisissez-vous les narrateurs ?
Il faut quelqu’un qui sache lire d’une manière particulière parce qu’il ne faut pas trop jouer. Les auteurs qui lisent leurs propres textes, comme Eric-Emmanuel Schmitt ou Philippe Grimbert, c’est une bonne chose, cela introduit une dimension de témoignage. Sinon, ce sont des comédiens que l’on choisit en fonction de leur voix et de leurs affinités avec le texte.
Diversifierez-vous le catalogue ?
Pour le lancement, nous avons choisi des titres de livres qui se sont très bien vendus. Plus tard, on fonctionnera plutôt avec des coups de cœur puis en expérimentant d’autres genres. Pour l’instant, on peut écouter de la littérature et des livres de psychologie ou de développement personnel.
Qu’est ce que cela apporte à l’auditeur d’écouter les livres plutôt que de les lire ?
C’est une manière d’entendre le texte. On entend des choses qui nous ont échappé à la lecture parce qu’on lit souvent très vite. Parfois, on ne s’attache pas suffisamment à la musicalité et le fait de dire et d’écouter, cela rend vivant un texte. Aujourd’hui, on est de plus en plus devant des écrans, les gens ont besoin d’écouter des textes collectivement et de partager leurs découvertes. La trace émotionnelle de la voix est aussi très importante, elle porte beaucoup d’affect.
Rencontre parue dans le cahier "Lire" du 25/04/2008

Commentaires

A près avoir lu Harry Potter, j'ai décidé de les écouter en livre audio. Bernard Giraudeau interprète parfaitement les voix des nombreux personnages et fait évoluer leurs voix.
C'est une excellente manière de découvrir de nouveaux auteurs si on manque de temps.

Écrit par : Christel | 06/05/2008

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